Apprendre à lâcher le morceau

En théorie, nous savons tous que déléguer est la solution idéale pour contrer le surmenage d’un chef d’entreprise. En pratique, ce n’est pas pour autant que nous arrivons tous à sauter le pas tout en gardant l’esprit tranquille.

Geneviève et moi avons pourtant réussi à trouver un équilibre entre lâcher le morceau, garder tout pour soi et perdre tout contrôle. Car, pour bien déléguer et que ce soit rentable et agréable, il y a quelques aspects à considérer.

Quand déléguer?

Les gens qui sont seuls dans leur entreprise montrent la plus grande réticence à déléguer parce qu’il s’agit d’une dépense d’argent. On convient facilement que si vous venez récemment de vous lancer en affaires et que vos revenus sont encore maigres, déléguer n’est certainement pas votre priorité puisque c’est en effet une dépense supplémentaire.

Toutefois, vous vous rendrez peut-être vite compte que vous ne savez pas tout faire. Vous avez certainement du talent, mais il est peu probable que vous soyez compétent dans tous les domaines. C’est pourquoi, dans ce type de situation, déléguer est une option intéressante, même s’il est nécessaire d’y consacrer un peu de budget. On ne lance pas une entreprise sans investir un peu!

Commencez par déléguer de petites tâches, à petits coûts. Par exemple, lorsque Geneviève et moi avons lancé Bonheur en vrac, nous avons rapidement pris la décision de déléguer les tâches ayant trait aux médias sociaux, par manque de connaissance mutuelle dans ce domaine.

Et puis, arrive un moment où vous êtes de plus en plus occupé, où les revenus grossissent. C’est le moment idéal pour commencer à réellement déléguer. En effet, cela vous laissera du temps pour prospecter de nouveaux clients et produire vos produits ou services. Dans ce cas, vous pourrez augmenter votre facturation moyenne tout en faisant tourner votre entreprise.

Quoi déléguer?

Premièrement, tout ce que vous ne savez pas faire! Ne pas avoir à apprendre quelque chose vous fera gagner un temps considérable! Par contre, gardez à l’esprit qu’il faut toujours en savoir UN PEU, pour pouvoir évaluer la qualité du service et comprendre le travail accompli, mais aussi pour ne pas se faire mener en bateau.

Ensuite, déléguez tout ce que vous n’aimez pas faire, qui vous demande de grandes quantités d’énergie. Le but est que ce soit mieux fait que si vous l’aviez fait vous-même.

Bien sûr, ne déléguez pas les tâches qui vous allument, du moins pas trop. Vous devez en effet continuer à avoir du plaisir dans votre travail!

Enfin, ne déléguez jamais la direction de l’entreprise. Cette vision doit rester vôtre. Vous pouvez évidemment recevoir des conseils, écouter les avis, mais surtout, décidez par vous-même.

À qui déléguer?

C’est un point majeur pour vous sentir à l’aise dans cette démarche. Le choix de vos collaborateurs est capital. Vous devez développer avec eux un lien de confiance, mais aussi trouver les personnes qui sont sur la même longueur d’onde que vous. En effet, si la personne en face de vous ne comprend jamais ce que vous lui demandez, les chances pour que cela s’améliore sont minces et ceci aura un impact certain sur votre lien de confiance.

Bien sûr, vos collaborateurs doivent être compétents. Un des meilleurs moyens de vous en assurer est de connaître un minimum la tâche que vous leur confiez. Cela vous permettra de non seulement les évaluer, mais également de vous faire comprendre.

Comment déléguer?

Lorsque vous commencez un travail avec un nouveau collaborateur, une période probatoire peut être un bon moyen de démarrer. Cela vous permettra d’analyser le travail et de vérifier que vous êtes sur la même longueur d’onde.

Ensuite, toujours dans le cas d’une nouvelle collaboration, si vous confiez une tâche importante à cette personne, n’hésitez pas à faire des suivis intermédiaires. Vous vous assurerez de cette façon de l’avancement des travaux dans la bonne direction et vous pourrez apporter des corrections si nécessaire.

Dans toutes les situations où vous êtes amené à déléguer, que ce soit à de nouveaux collaborateurs ou à d’autres que vous connaissez déjà bien, voici quelques règles d’or :

  • Veillez à ce que votre qualité d’explications soit irréprochable. Tout doit être parfaitement clair.
  • Ne partez jamais du principe que les gens ont compris, vérifiez en demandant de reformuler, en récapitulant à la fin d’une conversation par exemple.
  • Vérifiez le travail, apportez les corrections nécessaires auprès de la personne pour qu’elle sache comment faire à l’avenir.

Et surtout, lorsque le travail est terminé, valorisez et remerciez. La reconnaissance est primordiale et ne coûte rien.

Enfin, il se peut qu’une collaboration ne se déroule pas bien. Dans ce cas, la meilleure chose à faire est de congédier si malgré les explications, les feedbacks, les ajustements, cela n’allège pas votre travail. Nous ne vous conseillons pas de garder un collaborateur qui n’est pas rentable.

Facile, déléguer?

LA question pour la fin! Il faut un peu, beaucoup travailler sur soi, quand on aime contrôler, qu’on aime que cela soit fait à sa manière, qui est la seule qui soit bonne…

Mais en déléguant, on apprend aussi d’autres façons de faire qui sont tout aussi bonnes, on s’ouvre de nouvelles perspectives et visions qui nous étaient inconnues jusqu’alors. Déléguer est donc une opportunité de croissance personnelle.

Et pour vous, c’est facile de déléguer? Quels sont vos points forts et vos points faibles ? Partagez votre expérience et vos astuces avec nous!

Co-fondatrice de Bonheur en vrac, Marie-Josée assure la direction générale de l’entreprise ainsi que le rôle d’éditrice en chef. Ayant travaillé 10 ans pour le magazine Protégez-Vous où elle a fait de nombreuses évaluations scientifiques de produits de consommation, elle a acquis une riche expérience communicationnelle complétée par des certifications en marketing d’attraction. Elle est également spécialiste de gestion de qualité et de processus (normes ISO), ayant assuré le poste de directrice qualité pour un laboratoire de tests. Grâce à ses expériences, autant scientifique que communicationnelle dans divers médias, et aussi par son approche pragmatique découlant de sa formation en ingénierie, Marie-Josée rend accessibles et concrets des sujets complexes qui touchent le bien-être, la consommation responsable, le marketing web et les enjeux du bonheur en famille et en tant que chef de microentreprise.

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