Avez-vous eu du succès à un moment de votre vie ? Personnelle ou professionnelle ? Prenez 5 minutes et réfléchissez. Je suis certaine que quelque chose vous vient à l’esprit. Peut-être un petit événement, peut-être une grande histoire.

On a tous eu dans notre vie de petits ou de grands succès. Mais comment se sont-ils réalisés ? Par quelle opération magique, hasardeuse, du Saint-Esprit, ou que sais-je encore, sont-ils arrivés ? Et si la réponse résidait simplement en nous ?

Le parfait exemple à cette théorie selon laquelle nous, et seulement nous, pouvons provoquer notre succès est l’histoire de mon mari Éric. Son histoire peut sembler similaire à tant d’autres. Pourtant, en utilisant ses forces consciemment ou inconsciemment, il est parvenu à tirer le meilleur des situations qu’il a rencontrées. Et il a probablement accéléré son ascension vers le succès.

Après coup, c’est en effectuant un coaching avec Lyne Leclerc qui propose un suivi aux personnes qui complètent le test StrengthFinder, qu’il a réalisé le rôle que ses forces ont joué. Ce test StrengthFinder sert à déterminer les principales forces parmi 34 de la personne qui le complète. Il permet de mieux se connaître et de mieux miser sur ses forces comme le dit si bien Lyne.

Pour Éric, il est ressorti le top 5 suivant :

  • responsabilité,
  • stratégique,
  • adaptabilité,
  • intellectualisme et
  • idéation.

En faisant le point sur son histoire de succès, il a réalisé à quel point ces forces étaient présentes dans sa vie et dans ses décisions en tant que facteur de réussite. Mais trêve de longs discours et place à l’histoire d’Éric.

La genèse

Depuis plusieurs années, Éric répète à qui veut l’entendre qu’il souhaite compléter une maîtrise (responsabilité). En 2009, il se décide enfin et fait une demande à l’ÉTS pour s’inscrire au DESS. Ce programme n’est pas aussi prestigieux que celui de la maîtrise, mais il lui permettra néanmoins d’obtenir un diplôme universitaire. Mais surtout, il sent que c’est à sa portée.

Des années plus tôt, de 1995 à 2000, il avait suivi les cours au baccalauréat dans cette même école de génie électrique, sans jamais les terminer et obtenir son diplôme. Il est toutefois motivé par une page du site web de l’école qui affirme qu’il est possible de s’inscrire au cycle supérieur sur la base de son expérience, ce, même si l’on n’est pas détenteur d’un baccalauréat. Il s’attèle donc à la tâche pour fournir à son dossier tous les requis demandés pour déposer sa demande d’admission.

Il met à jour son CV, écrit une lettre de motivation expliquant pourquoi il veut s’inscrire aux cycles supérieurs et fait rédiger deux lettres de recommandation par ses supérieurs garantissant qu’il possède la capacité pour terminer ce diplôme (stratégique).

L’attente

Impatient d’obtenir une réponse, il surveille la boîte aux lettres pendant plusieurs semaines dans l’assurance d’avoir une réponse favorable. Malheureusement, lorsque la réponse arrive enfin au courrier, il réalise que sa demande est refusée « parce que vous n’avez pas terminé votre baccalauréat et que vos notes étaient insuffisantes ». Il est en colère. Il sait mieux que quiconque qu’il ne possède pas ce diplôme et que ses notes étaient médiocres. Il n’avait nullement besoin de faire une demande d’admission pour le comprendre. Ils n’ont même pas tenu compte de tout ce qu’il leur a préparé.

Il se demande à quoi cela sert de prendre du temps pour monter un dossier pour qu’au final on se contente de simplement regarder ses diplômes et ses notes. Il téléphone alors à l’école avec l’intention de leur faire comprendre son mécontentement. Il tombe sur une dame qui travaille à l’administration. Elle est tout de suite empathique avec lui et toute la colère disparaît subitement (adaptabilité). Elle lui explique que le directeur du département est très gentil et qu’il consentira certainement à réévaluer son dossier.

Il parle ensuite avec le directeur qui accepte de revoir son dossier. Quelques semaines plus tard, il reçoit le verdict : admis, à la condition de passer avec succès une propédeutique de 4 cours de bac.

Le commencement

Il commence cette nouvelle aventure en septembre 2009 avec les deux premiers cours de propédeutique avec la ferme intention d’avoir les meilleures notes possible et de négocier la fin de la propédeutique à la fin de ce trimestre (stratégique). Motivé à ne pas décevoir sa famille qui le soutient dans cette aventure (responsabilité), il travaille d’arrache-pied toute la session et termine avec deux A+ (intellectualisme). Cependant, cela ne sera pas suffisant pour faire abroger sa propédeutique. Un peu déçu, mais ragaillardi par les résultats obtenus lors de la dernière session, il entame la deuxième session avec la même énergie et la termine avec les mêmes résultats.

Il a maintenant terminé sa propédeutique et est en route vers les cycles supérieurs et le DESS. Il trouve, en la personne d’un de ses professeurs, celui qui deviendra son directeur de DESS. Il le convainc avec passion que son idée à propos de la norme ISA-95 sera bénéfique pour son entreprise et qu’il y a assez de matière pour en faire un projet de DESS (idéation). Il suit ses cours de DESS avec le même enthousiasme qu’à la propédeutique et obtient du même coup autant de succès (intellectualisme).

Le rebondissement

Avec toute l’imagination qu’il met à son projet (idéation), son directeur de projet commence à percevoir l’ampleur de ce qu’il est en train de faire et lui fait le commentaire suivant : « ce sujet pourrait être un sujet de maîtrise ». Wow ! Vraiment ! Ni une, ni deux, Éric lui demande s’il accepterait de le diriger et de le soutenir s’il faisait une demande pour passer du DESS à la maîtrise (adaptabilité).

Ses résultats brillants et le soutien de son futur directeur contribuent à ce que sa demande d’admission à la maîtrise soit acceptée sans délai. Il réussit même à les convaincre de suivre cette maîtrise à temps partiel (adaptabilité). Normalement, l’école ne le permet pas, mais son nouveau directeur explique qu’il a réussi à n’avoir que des A+ alors qu’il n’était qu’à temps partiel pendant tout ce temps. Le directeur de l’école leur dit qu’il n’y voit pas d’inconvénient.

La suite consiste essentiellement en du travail et de la persévérance. Il lit beaucoup, réalise un grand nombre de recherches et réussit à devenir rapidement un spécialiste de la norme ISA-95 (intellectualisme). Il termine sa maîtrise en 2013 et peut enfin obtenir son diplôme universitaire à l’âge de 38 ans.

Et vous?

Inspirant n’est-ce pas ? Si certains mettent leur réussite sur le compte du hasard, Éric met la sienne sur le compte de ses forces. Car en téléphonant dans un état d’esprit énervé à cette dame si gentille, c’est bien lui qui s’est adapté à la situation et non le hasard qui a bien fait les choses.

Ainsi, connaître et maîtriser ses forces ne peut être que bénéfique pour donner un coup de pouce au succès. C’est ce que propose Lyne Leclerc dans son coaching « Misez sur vos forces » que je ne peux que vous conseiller, car je l’ai moi-même aussi réalisé comme tous les membres de l’équipe de Bonheur en vrac !

Co-fondatrice de Bonheur en vrac, Marie-Josée assure la direction générale de l’entreprise ainsi que le rôle d’éditrice en chef. Ayant travaillé 10 ans pour le magazine Protégez-Vous où elle a fait de nombreuses évaluations scientifiques de produits de consommation, elle a acquis une riche expérience communicationnelle complétée par des certifications en marketing d’attraction. Elle est également spécialiste de gestion de qualité et de processus (normes ISO), ayant assuré le poste de directrice qualité pour un laboratoire de tests. Grâce à ses expériences, autant scientifique que communicationnelle dans divers médias, et aussi par son approche pragmatique découlant de sa formation en ingénierie, Marie-Josée rend accessibles et concrets des sujets complexes qui touchent le bien-être, la consommation responsable, le marketing web et les enjeux du bonheur en famille et en tant que chef de microentreprise.

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